IdéesLab de la Commission canadienne pour l’UNESCO est un espace de réflexion sur des sujets d’intérêt pour les Canadiennes et Canadiens dans les domaines relevant du mandat de l’UNESCO. Des experts des réseaux de la Commission canadienne pour l’UNESCO explorent des thèmes variés et proposent de nouvelles perspectives pour susciter des échanges intersectoriels et transdisciplinaires. Les essais publiés dans cet espace de réflexion s’adressent aux gouvernements et partenaires des réseaux nationaux et internationaux ainsi qu’à la société civile. http://en.ccunesco.ca/our-themes/encouraging-innovation/idealab.

CO-AUTEURES :

Lisa (Diz) Glithero
Coordonnatrice nationale, Coalition canadienne de la connaissance de l’océan

Hilistis Pauline Waterall
Professeure adjointe, Vancouver Island University; aînée Hailhzaqv

Mary Simon, OC, QC
Défenseure des droits des Inuit et ancienne diplomate renommée

Wendy Watson Wright
DG, Ocean Frontier Institute*

*Depuis la soumission de l’article pour publication, Wendy a pris sa retraite de la Ocean Frontier Institute.

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Résumé

Selon nos expériences vécues et partagées, l’océan peut prendre une signification différente pour chacun de nous. Pour certains, l’océan est directement lié à leurs moyens de subsistance, à leur sécurité alimentaire et à leur bienêtre socioculturel. Pour d’autres, l’océan est un lieu d’évasion où se recentrer, se détendre et explorer. Pour d’autres encore, que ce soit pour des raisons d’inaccessibilité ou par choix, l’océan demeure un inconnu qu’ils ne connaissent que de loin.

A l’échelle internationale, la connaissance de l’océan est définie couramment comme la mesure dans laquelle nous comprenons l’impact que nous avons sur l’océan et l’impact qu’il a sur nous. Pour les Inuit et les Premières Nations côtières au Canada, dont la culture, les moyens de subsistance et l’identité sont inextricablement liés à l’océan, la connaissance de l’océan (« ocean literacy » en anglais, soit la « littératie en matière d’océan ») peut sembler une expression

moderne et nébuleuse pour désigner un concept qu’ils connaissent, comprennent et mettent en pratique depuis des générations. Qu’il s’agisse de l’océan ou d’un autre domaine, la littératie a toujours présenté le risque que l’on omette une grande partie des bases de connaissances locales, propres à un endroit précis et autochtones.

De la côte du Pacifique à l’Inuit Nunangat, à l’Atlantique, à la région des Grands Lacs et du SaintLaurent – qui peut être considérée comme la quatrième côte du Canada – et à toutes les voies navigables sur les terres intérieures entre ces côtes, le Canada est aussi diversifié qu’il est grand. Malgré les faits, les perspectives diverses et l’expertise, des questions clés demeurent sans réponse : dans quelle mesure, en tant que Canadiens, reconnaissonsnous l’océan comme le système vital déterminant de la planète? Si notre vie sur terre dépend de l’océan et, plus particulièrement, de sa santé, dans quelle mesure devonsnous nous engager dans une relation civique avec l’océan, et quelles responsabilités une telle relation représenteraitelle? Fautil que nous ayons un lien personnel (physique, géographique, socioculturel, émotionnel ou spirituel) avec l’océan pour que nous agissions, individuellement et collectivement, de manière à tenir compte de la santé de l’océan?

Dans ce document de réflexion, ces questions et d’autres orientent l’examen de la relation civique des Canadiens avec l’océan.

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